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Jordanie

Voyage avril 2010 -
Madaba - Mer morte - Kerak - Wadi Bin Hammad - Petra - Wadi Rum - Amman

Jour Programme Et alors ? Nuit qui suit
Jour 1 Toulouse - Paris - Amman - Madaba
Sortie express de l'avion, sortie express des bagages, trajet express du taxi, et hop une 1/2 journée à Bangkok !
On vient d'arriver, minute ! Madaba
Mariam Hotel
Jour 2 Madaba - Mont Nébo - Mer morte Dépaysant, flottaison marrante en mer morte Madaba
Salome Hotel
Jour 3 Aller-retour pour Jerash Un peu de route pour ce site intéressant culturellement. Madaba
Mariam Hotel
Jour 4 Route des rois direction Kerak Etonnants souterrains de Kerak. Agréable vie locale à Kerak. Kerak
Castel Hotel
Jour 5 Rando dans le Wadi Bin Hammad, Trace Google Earth disponible
puis direction Dana
Rando aquatique dans ce surprenant canyon, suivi du coucher de soleil au village de Dana. Superbe première journée Dana
Dana Hotel
Jour 6 Rando dans la vallée de Dana,
puis direction Wadi Musa (Petra)
Très bonne journée en pleine nature Petra
Edom Hotel
Jour 7 Petra - Trace Google Earth disponible Encore mieux qu'en rêve
Petra
Edom Hotel
Jour 8 Petra Trace Google Earth disponible Aussi bien que la veille, voire mieux, bref toujours en plein rêve Petra
Edom Hotel
Jour 9 Rando Wadi Rum Trace Google Earth disponible
Note maximale encore pour cette dévouverte de ce désert
Wadi Rum étoilé
Jour 10 Rando Wadi Rum Trace Google Earth disponible Toujours aussi bien Wadi Rum étoilé
Jour 11 Rando Wadi Rum Trace Google Earth disponible On aurait bien fait un 4ème jour ! Wadi Rum étoilé
Jour 12 Aqaba Un peu de fraicheur dans l'eau, snorkelling sympa sans être fantastique. Bedouin Garden Hotel
Jour 13 Aqaba, Amman Snorkelling agréable le matin, retour à Amman l'après-midi Amman
Jour 14 Amman. Départ pour la France le soir. Ballades agréables dans la ville basse d'Amman Avion pour Paris !

 

 

Jour 1 - Toulouse > Madaba

Nous arrivons en début de soirée à l'aéroport d'Amman. Pour ceux qui n'ont pas encore de visa, il ne faut pas se presser sur les premiers kiosques de l'immigration, il faut aller un peu plus loin au kiosque VISAS. Mais avant cela, il faut avoir des dinars jordaniens pour pouvoir payer les 10 JD du visa (impossible de payer en devises étrangères). Il y a justement un petit bureau de change derrière, qui pratique un taux très moyen (1€ = 0.88JD quand on y était) + commission.
De l'autre côté de l'immigration, on trouve d'autres bureaux de change, avec toujours une commission, et un taux un peu meilleur (1€=0.90 JD).
L'aéroport est plutôt petit, visas, immigration, bagages et sortie nous prennent moins d'une heure.
Dehors nous attend le loueur de voiture (Montecarlo Car, 210 JD pour catC, 5 jours assurance complète sans franchise incluse). Il n'y a pas de guichet pour ce prestataire, donc il vient et vous attend avec un panneau dès la sortie.
Vérification "nocturne" de la voiture, empreinte carte de bleue au cas où, clé, contact, c'est parti !
Les explications du loueur sont correctes, on trouve sans problème la ville de Madaba après quelques dizaines de minutes. Trouver l'hôtel réservé par le net (Mariam Hotel) est un peu plus compliqué dans la nuit, mais après quelques coups de volants ici ou là, nous y sommes !
Résa ok, chambres assez jolies, très propres. 3 lits pour 4, l'un de nous dormira par terre (notre petite est volontaire), par dessus 3 bonnes couvertures bien moelleuses.
Vu l'heure, on opte pour le resto de l'hôtel à l'étage supérieur, avec vue sur une partie de la ville et de la mosquée superbement éclairée la nuit. Nous prendrons le menu unique à 7JD sans trop savoir ce qui nous attend, et nous fûmes très agréablement surpris par la petite soupe, le plat et le dessert (qui ne sera qu'un avant gôut des excellents desserts jordaniens).
Bonne nuit au Mariam Hotel, même pas réveillés par le muezzin (50 JD la triple, très bon petit déjeuner inclus pour nous 4).


Jour 2 - Madaba – Mont Nebo – Mer morte


Nous n'avions pu réserver qu'une nuit au Mariam, et c'est complet pour la nuit suivante. Heureusement, juste une chambre de libre au Salome Hotel, juste à côté. Donc hop, transfert des bagages dans le hall après le petit déj, et tous en voiture direction Mont Nebo et la Mer Morte.
Le pique nique est prévu, bananes à 1JD le kilo, fraises à 1JD la barquette, thon, pain local et vache qui rit locale.

La route n'est pas super dure à trouver, mais il y a quelques carrefours non indiqués. Heureusement il y a toujours un jordanien sur la route pour indiquer le chemin, même si nous ne parlons aucune langue commune. Arrivée vers 10h00 au "col". On pensait devoir monter pour atteindre le "mont Nebo", il n'en fut rien ! Le mont est quasiment à la même altitude que Madaba, la route est verdoyante, des villages et des cultures tout autour.
Pas mal de gros bus de groupes sont déjà en place, et sans surprise, une fois les 1JD donnés pour l'entrée, c'est au milieu des touristes que nous visitons le site, et allons admirer la vue en direction de la mer morte, d'Israel et de la Palestine. C'est un peu brumeux, mais il y a pire parfois. A vrai dire, c'est davantage intéressant que beau.
Pour jouir d'à peu près la même vue, sans le flot de touristes, il suffit de reprendre la route en direction de la mer morte (même à pieds), et de prendre un chemin de terre à pieds qui part sur la colline à gauche. Calme garantit.

Pour rejoindre la mer morte, pas de doute, ça descend sévère ! La route, en très bon état, serpente en grands lacets jusqu'à rejoindre la route de la mer.
La conduite en dehors de l'agglomération de Amman, est tranquille en Jordanie. Peu de circulation, belles routes, peu de danger. Il y a toutefois 2 choses qui font baisser la moyenne : les dos d'âne pas toujours visibles et indiqués (et ça peut faire mal si on est lancé, parce qu'il y en a en plein milieu de nulle part, là où ne s'y attend pas toujours), et les contrôles de police ou de l'armée. Nous avons dû nous faire contrôler 2 ou 3 fois en voiture de loc. Une seule fois on nous a demandé la carte de la voiture, jamais notre permis. Le reste du temps, nous avons juste eu à indiquer notre nationalité et sommes repartis après le classique "welcome in Jordan" et le sourire qui va avec.

La route de la mer morte est une grand 4 voies, avec en plus une voie parallèle côté mer.
Difficile d'imaginer des plages vu de la route, ça ne semble pas très accueillant.
Nous nous arrêtons toutefois sur une sorte de place où restent des chaises, bouts de tables. Ca pourrait ressembler à un parking aménagé de plage. Nous sommes le lendemain du we, c'est vide, hormis 3 nettoyeurs communaux qui tentent de nettoyer les lieux bien souillés de déchets.
Bon, on continue, on va finalement opter pour les plans "plages d'hôtels" mentionnés dans notre Lonely Planet. On stoppe donc au Dead Sea Spa, censé être le moins cher du coin (ça sera 20JD par adulte pour bénéficier de la plage assez agréable, des piscines, transats, parasols...).
Beaucoup d'occidentaux, mais aussi des gens du coin ou de la région. Les hommes sont équipés du classique maillot occidental, les femmes elles restent habillés sur le bord de la piscine à fumer cigarettes sur cigarettes entre elles, ou quelques rares se baignent en "maillot de bain" intégral (une tenue qui les couvre entièrement, ainsi que la tête, mais dans un matériau plus destiné à la baignade).
Ces familles aisées sont souvent aidées par une nounou pour les enfants, nounou venant certainement des Philippines ou d'un autre pays d'Asie du sud-est fournissant de la "petite" main d'oeuvre.

L'atmosphère est assez brumeuse, mais on distingue les côtes israéliennes en face. Les abords ne sont pas top, des hôtels sont encore en construction, bref, rien qui fasse ressembler à une plage paradisiaque.
Mais bon, on ne venait pas pour le décor, mais pour la flottaison en mer morte, donc voyons vite ce que cela donne !
Première impression, l'eau est bonne... deuze, ça ne pique pas, mais on n'a pas de plaie sur les jambes... troize, quand on marche, on ne ressent rien de particulier, en gros, on marche bien les pieds sur le sol, on ne marche pas "sur l'eau". Il faut attendre de s'allonger vraiment pour se rendre compte qu'on flotte bel et bien. Nul doute, ça marche. Sensation bizarre de se sentir pousser hors de l'eau dès que le corps s'enfonce un peu trop.
Difficile également de se retourner sur le ventre. Quant à nager la brasse, n'y comptez pas, il est impossible de mettre les pieds dans l'eau en brasse, il faut se résoudre à battre des pieds !
Nous sommes restés quelques temps à flotter ainsi, tester des mouvements, avant d'aller prendre une douche, puis passer un bout d'après-midi au bord de la piscine, histoire de se remettre un peu du voyage.
Au passage, dès l'entrée dans la piscine, on s'est trouvé bien lourd, à devoir nager pour rester à la surface !

Ensuite, retour par l'autre route, ce qui permet de faire une boucle. On a squeezé les sources d'eau chaude sur la route vu l'heure tardive. Pourtant un couple de français nous ont plus tard dit y avoir passé un excellent moment, un moment très "local" et peu touristique.
Nous nous contenterons sur le retour de magnifiques vues sur la mer morte et les terres lointaines, au soleil couchant. Dans les brumes, mer, montagnes et ciel se confondaient, offrant une atmosphère calme, douce et reposante.

Nuit au Salome Hotel pour une quadruple un peu plus tristoune mais propre, à 50JD, dont petit dej moins sympa que chez Mariam pour nous 4.

Jour 3 - Jerash


Bon, la routine du matin : le Salome n'ayant plus de chambre dispo, et le Mariam ayant une quadruple libre, on redéménage dans l'autre sens, pour aller poser nos sacs dans le hall du Mariam ! ;-)
Pique nique embarqué, nous partons cette fois-ci pour une virée plus lointaine, destination Jerash.
Malgré une carte approximative, les panneaux sont suffisants pour nous permettre de trouver Jerash, après avoir contourné le centre d'Amman. Tout ce fait sur des 4 voies, donc point de soucis à la conduite.
Le site romain de Jerash se trouve en plein milieu de la ville, un peu en hauteur. Une fois dans le site, on oublie complétement la civilisation qui nous entoure.
Il fait chaud, il y a peu d'ombre et le site est assez vaste. Nous irons donc par petites étapes au démarrage, trouvant un arbre salvateur sur les bords de la grande place ovale, toujours entourée des colonnes miraculeusement toujours debout.
Beaucoup de colonnes, des dalles, un théatre, des portes, escaliers, ... bref de quoi passer un bon moment dans un beau lieu historique, avec en toile de fond la ville "moderne" de Jerash. C'est un bon plan de commencer par Jerash, parce que la visiter après Petra lui ferait perdre un peu d'intérêt en comparaison, même si les 2 sites n'ont rien à voir.

Retour dans l'après-midi en chemin inverse.
Piscine très fraiche mais réparatrice au Mariam, puis très bon repas buffet au Mariam, et enfin re-nuit au Mariam Hotel dans une quadruple à 60JD, petit dejs inclus.


Jour 4 - Route des rois - Kerak


Avant de quitter Madaba, une petite visite à l'église s'impose. Malgré l'heure matinale, il y a du monde déjà dans l'église : des individuels et des groupes pas trop gros. Mais les flots roulent bien, et la fameuse carte de la région en mosaiques s'offre à nous.
Courses pique nique, puis départ définitif de Madaba, direction la route des Rois et Kerak.
Le trajet n'est pas très long, et nous arrivons avant midi à Kerak, direct sur la place du chateau (bon là, ce fut un peu au feeling dans les ruelles escarpées de la ville, bouchonnées par les cars de touristes qui déversent en continu leur lot de CO2 dans la journée).
Première étape, trouver un logement, et le choix est restreint dans ce quartier du chateau : un hôtel de groupe complet dirigé par des businessmenpeu engageants, un hôtel du Lonely fermé, il ne reste donc plus que le Castel Hotel. L'entrée est loin d'être engageante. L'entrée est au RDC, mais on a davantage l'impression d'accéder à un garage ou une cave. La chambre est simple et un peu "bricolée", mais propre. On y reste !
Pour changer du pique nique, on se rend au resto qui fait face à la place. Bien mal nous en a pris, le boss semble plus occupé à hêler le rare touriste, qu'à faire baisser le taux de lipides de sa cuisine.
L'autre resto de même style à sa droite quand on est sur la place est peut-être à tester, on ne risque pas grand chose de pire.
Le ciel est dégagé, mais le vent froid souffle fort. C'est en polaires que nous partons à la découverte du chateau. La vue sur les alentours est vaste. Le chateau en lui même est pas mal en ruines à l'extérieur. L'intérêt réside surtout dans les innombrables souterrains à plusieurs niveaux. Prévoir une lampe de poche pour pouvoir explorer tous les recoins.


En tout cas, nous avons bien aimé la visite, et les filles grandement !
A l'extérieur du chateau, tout proche, et jouxtant une mosquée, une belle petite place permet de contempler les enfants du quartier qui jouent au foot, avec un toucher de ballon impressionnant. Bien sûr, tous connaissent Zidane, alias zizou.
Dormir à Kérak a un double avantage : goûter à la visite du chateau jusqu'à la fermeture, et vivre la ville en dehors des bus et autre tourisme de masse. Une fois les bus redescendus, la ville reprend un visage authentique, aux ruelles où il fait bon flâner (quand le vent se calme).
Le soir nous mangeons au restaurant jouxtant le Castel Hotel. A recommander hautement ! Ambiance et décor chaleureux et soigné, nourriture très bonne, accueil parfait. Le patron nous a indiqué gentiment comment se rendre au Wadi Bin Hammad, avec en prime une carte détaillée de la région. Attention, même si peu de touristes étaient visibles en fin d'après-midi dans la ville, le restaurant affiche complet très souvent (du moins en haute saison semble t-il).
Nuit au Castel Hotel à 25JD la triple sans petit déj. A 30JD, le petit déj est inclus, mais à prendre semble t-il au resto "partenaire" en face de la place, celui là même que nous déconseillons.


Jour 5 - Canyon Wadi Bin Hammad - Dana


Ce sera donc un petit déjeuner mode casse-croute sur la place de la mosquée, histoire d'éviter le resto ci-dessus. Il fait encore frais, mais le soleil est là.
Départ pour 11km au nord de Kerak, afin de trouver le wadi bin hammad et le départ de la ballade canyon, au point des sources d'eau chaudes.
Armé de notre plan détaillé et des indications du restaurateur d'hier, nous partons motivés, à vue. Ca s'annonce plus complexe une fois la route des rois quittée, mais finalement les choix faits au feeling s'avèrent payants, on se rapproche dangereusement du Wadi, bien plus petit que le Wadi Mujib, mais très joli vu de haut.

Télécharger la trace Google Earth pour visionner emplacement et départ du Wadi

Après nombre de lacets, nous arrivons dans le bas, et commençons à entrevoir l'étroitesse du canyon, ainsi que les premiers palmiers accrochés de part et d'autre des falaises.
Nous arrivons enfin aux sources d'eau chaude, départ de la rando aquatique. Nous nous garons sur ce qui ressemble le plus à un parking, proche d'une maison, et un homme vient nous faire payer l'accès, soit 2 JD je ne me souviens plus trop, en échange d'un ticket officiel. Nul besoin ici d'avoir un guide, on peut y aller en autonome, c'est d'ailleurs pour cela que avons choisi ce canyon.
Sandales d'eau aux pieds, sac aux dos, et nous voilà partis dans le sens du courant, direction plein est, vers la Mer Morte (que nous serons loin d'atteindre).
Les parois se rétrécissent de part et d'autre, les palmiers poussent à même les falaises ruisselantes. Dans les parties les plus ombragées, des petites fougères tapissent la roche pour former un mur végétal de toute beauté. Parfois, le ciel devient petit dans le paysage tellement les parois sont proches et hautes. Tantôt le chemin s'élargit, tantôt il se rétrécit.
C'est très très beau, un véritable petit paradis. On se régale. Les filles ont vite quitté les habits pour marcher en maillot de bain.
Mais tout à une fin, et la fin arrive un peu trop tôt pour nous, au bout d'une heure de progression. Nous sommes bloqués par une mini cascade de même pas 2m de haut, alors que l'endroit s'annonce encore magnifique. La descendre n'aurait pas posé de difficulté particulière, mais la remontée oui. Les parois sont ici lisses et ruisselantes. Impossible de remonter sans corde fixée à la broche pourtant présente. Nous rebroussons chemin et allons pique niquer un peu en amont, avec baignade pour les filles dans les eaux tièdes.

En début d'après midi, nous retournons à la voiture, et continuons notre progression vers le sud, ravis de cette journée, direction Dana.
Le trajet est assez long, et cette fois-ci, malgré plusieurs questions aux locaux, nous perdons la route des rois. En fait, les gens ne semblaient pas trop connaitre Dana, donc lorsque l'on demandait Petra ou Wadi Musa, les gens nous envoyaient vers la route du désert, chemin le plus rapide pour atteindre ces villes, mais pas celui qui mène à Dana.


Après un bon demi-tour, on récupère une route partant plein est, qui devrait nous faire rattraper la route des rois. Belle route sauvage d'ailleurs, serpentant des collines cultivées et vertes.
Elle nous mènera bien à Dana, après encore quelques interrogations aux locaux. Ce n'est qu'en arrivant tout proche de Dana que l'on retrouvera les grands panneaux marrons, annonciateurs des sites touristiques.
A ce propos, en venant du nord, le premier panneau marron (donc la première route à droite) mènera au Rumana Camp, alors que le second mènera bien au village. Nous arriverons finalement au village pour le coucher du soleil. Nous aurons eu le temps de prendre notre grande chambre de 4, agréable pour l'endroit.
Le coucher du soleil est magnifique. On notera la faute de gout de l'hotel Tower Hotel, qui a eu la mauvaise idée de mettre une enseigne lumineuse à la Las Vegas. Dommage, d'autant que l'hôtel est en bout de village, au bord du canyon, et bien visible depuis le Dana Hotel et la Dana Guesthouse (bien plus haut de gamme, mais avec balcons privatifs jouissant d'une vue splendide).
Nous mangerons dans la salle commune qui fera 2 services, compte tenu de la présence de 2 groupes dans l'hotel. Ambiance pas très calme donc, mais l'endroit est sympa et l'ambiance est donnée par les guides des différents groupes.

Nuit au Dana Hotel 40JD + 5JD/pers


Jour 6 - Dana


Plusieurs possibilités de randos dans le coin, avec guide ou non. Pas trop désireux de reprendre la voiture pour rejoindre le Rumana Camp d'où l'ont peut trouver quelques randos, on décide de partir direct du village, et descendre dans la vallée.
On s'acquitte des frais d'entrée à la réserve à la Dana Guesthouse (8JD par adulte). Bon, à mon avis, pas mal doivent s'en passer mais bon, on est en règle.
Il fait déjà chaud dans la descente. C'est tout simplement beau. Un ado berger joue de la flute près de son âne, les douces notes se propagent dans toute la montagne.
Le chemin que nous avons pris se poursuit jusqu'au Feynan Lodge, une structure touristique gérée par la réserve, où l'éclairage est exclusivement à la bougie. Un endroit très écolo-classe à la note salée. Il faut plusieurs heures de marche pour l'atteindre et nous ne nous y lancerons pas. Une fois arrivés en bas, il y a sur la droite un petit canyon que nous remonterons sur quelques mètres. Très joli, mais la végétation rend la progression assez lente et peu aisée. Nous remontons sur un petit plateau herbeux pour nous rapprocher des falaises, aux rochers rouges ou blancs, aux formes complexes et tortueuses. Nous prendrons quelques mètres de hauteur à même la falaise, pour aller nous nicher dans les entrailles rocheuses, à l'abri du soleil, avec vue imprenable et pique-nique local à base de pain et de thon ! Là aussi, nous goûterons paisiblement à notre petit bonheur.


Après cette bonne et longue pause, il est temps de repartir. Il fait très chaud, et la remontée est très longue et escarpée. Nous atteignons finalement le village, ravis de cette journée. Un jour de plus n'aurait pas été superflu, mais nous devons partir, Petra nous attend !

La route pour Petra est facile à trouver et ne dure pas trop longtemps. Nous visitons 4 hôtels proche de l'entrée du site (dont le Sunset Hotel souvent cité dans les guides et forums). Des chambres sont libres, mais soit avec 3 lits, soit bien trop chers. Le dernier tenté sera le bon, après un peu de négo. Edom Hotel, un grand hotel *** qui se veut un peu classe, mais déjà pas mal défraichi d'extérieur. Ca ira pour 70JD, la chambre elle est très grande, très lumineuse, avec 4 lits et petit salon pour les carnets de voyage. C'est le luxe, on a même la vue sur la piscine du Movenpick depuis le couloir ! ;-)


Jour 7 - Petra


Télécharger la trace Google Earth pour visionner les trajets des 2 journées

Après une bonne nuit et un bon petit déjeuner, difficile de tenir le planning. Convaincus en premier lieu que l'idéal pour aller visiter Petra était de se présenter dès 6h du mat pour éviter l'affluence, nous avons bien dû admettre l'évidence : trop dur ! Un bon sommeil et un bon petit déjeuner font aussi partie des éléments indispensables pour attaquer sereinement cette grande journée.
C'est finalement aux alentours de 8h30 que nous franchissons la porte de cette grande cité nabatéenne tant imaginée.
Déjà pas mal de monde dans sur le chemin qui descend vers le fameux siq, des individuels, des groupes, toutes les nationalités sont là. Les groupes sont stoppés en plein soleil pour que leur guide leur explique longuement comment distinguer tel ou tel lion sculpté sur les premiers petits tombeaux. Nous en profitons pour les semer et avancer à notre rythme, guides en main, appareil photo impatient, et rétines en effervescence.
La progression dans le siq est aussi magique qu'espérée. En fait non, elle est encore plus fantastique.

Nous arrivons finalement à nous retrouver seuls parfois dans cette gorge, au grès des multiples courbes. Seuls les sabots des chevaux et carrioles martelant la terre battue et les pavés nous réveillent régulièrement. Nous nous collons aux parois fraiches pour laisser passer ces montures et les touristes secoués comme des pruneaux, bien souvent grimaçants, sans savoir si la grimace provient de la frustration de ne pouvoir prendre la moindre photo, ou bien de la douleur des secousses.
Et soudain, le Khazneh (le trésor) se dévoile, comme attendu, à moitié ensoleillé à cette heure là. La place au pied du trésor est un très bel endroit, mais l'endroit est bondé et le brouhaha ambiant nous pousse un peu plus loin. C'est en fait à partir de ce moment là que nous commençons à réaliser de l'immensité du site qui nous entoure.
Petra ne ne se résume pas au siq et au Khazneh, ni même à la plaquette fournie à l'entrée. Petra est un site immense qui demanderait plusieurs jours d'exploration intense. Les randonneurs y sont comblés. La marche est le meilleur moyen de découvrir cet endroit, avec un minimum de forme physique pour encaisser chaleur, dénivelés et distances. Partout des tombeaux plus ou moins grandioses s'offrent aux visiteurs.
Nous avons décidé aujourd'hui de rejoindre le célèbre Al Deir, un monastère, toujours taillé dans la roche, perché sur une montagne. Il y aurait 800m de grandes marches taillées dans la roche. Il fait chaud, peu d'ombre. Il y a bien nombre de muletiers qui nous proposent de monter nos filles sur leur mule, mais on continue tous à pieds.
Au bout d'une heure environ de forte grimpette, nous voilà devant cette immense façade impressionnante.

Nous prenons position pile en face, sur un rocher, lui même abrité par un autre rocher qui forme un toit. Idéal, vue plongeante, ombre et pique nique local maison (toujours à base de pain et de thon) !
Après la descente, nous nous trouverons un autre coin de repos, toujours perchés, avec vue sur le « boulevard » des touristes en contrebas, et sur d'autres tombeaux magnifiques en face. D'ailleurs c'est à force d'observer ces tombeaux en face que nous décidons de les rejoindre. Le soleil se couche, la lumière est chaude et de tout beauté. Encore un petit bonheur de contemplation à savourer...


Nous nous résignons à partir, l'heure de fermeture du site est proche. A vrai dire, rien ne laisse à penser qu'il y a une heure de fermeture, personne pour nous demander de sortir, quelques personnes flânent encore ici ou là. Nous prendrons notre temps, nous serons ainsi quasi seuls dans le siq jusqu'à la sortie. Cool.


Jour 8 - Petra


Télécharger la trace Google Earth pour visionner les trajets des 2 journées

2ème journée à Petra. Nous serons un peu plus tôt que la veille à l'entrée, mais toujours assez tard (après 7h30). Autant de monde à l'entrée. Mais les groupes restant groupés, les individuels étant assez étalés, nous pouvons encore profiter de quelques vues dans le siq, seuls ou presque.
Aujourd'hui nous avons prévu une boucle, en passant par le haut lieu des sacrifices. C'est à l'écart du boulevard central, mais c'est une ballade classique. Après le siq, et avant le théatre, cela commence par une bonne grimpette dans la montagne. Au dessus, belles vues vers différents points, et enfin un plateau dominant. C'est beau !
La descente permet de découvrir d'autres monuments, moins imposants. Mais leur caractère isolé leur confère tout autant d'intérêt. L'ambiance y est particulière, charmante, mystérieuse.
Pour terminer, nous rejoindrons au feeling le « grand boulevard », en découvrant ici ou là les roches les plus originales, aux formes tortueuses, aux couleurs incroyables.


Après cette 2ème journée, nous décidons de ne pas rentrer trop tard, histoire de préparer les affaires pour le départ du lendemain, de remplir les carnets de voyage de nos souvenirs.
C'est donc vers 16h que nous reprenons le siq de sortie. Et là, rien à voir avec la veille : un monde fou, des groupes qui s'enchainent, du bruit, des flashs, on l'avait échappé belle jusque là. Pas grave, on en a bien profité déjà !


Jour 9 - Wadi Rum


Départ en taxi pour le Wadi Rum (40 JD réservé par l'hôtel, il doit y avoir moyen d'en réserver un directement pour moins que ça). Chauffeur sympa, qui nous arrêtera plusieurs fois pour nous montrer des points de vue.
Arrivée à l'entrée du Visitor Center. Nous prendrons nos tickets d'entrée, et continuerons jusqu'à Rum Village, à l'agence où nous avons réservé : Jordan Tracks.
Thé, présentations, préparation des sacs, dispatch des pique niques. Notre jeune guide Abdalah, souriant, mais un peu timide au départ, nous prend les pique niques des filles. Nous partons donc sac à dos, avec nos pique nique et 1,5l d'eau par personnes, à pieds.
Contrairement à la majorité des visiteurs, nous avons décidé de découvrir ce fabuleux désert à pieds. Nous partons donc à pieds du village, pour une journée, nuit au camp de l'agence, en plein désert bien sur, deuxième journée en boucle à pieds, et dernière journée plein sud à la limite de la zone protégée (avec donc une liaison en 4x4).
Départ !

Télécharger la trace Google Earth pour visionner les trajets des 3 journées

Il fait déjà chaud lorsque nous quittons le village, pour rejoindre le gros massif montagneux plein est : Um Ishrin. La traversée n'est pas très longue, et nous rejoignons le Rakabah Canyon, par lequel nous traversons complétement la chaîne, dans un sens légèrement sud-est.
Ca commence par grimper, en petits lacets. Oui, ce n'est pas un canyon plat en fait, à l 'intérieur, il y a du dénivelé, c'est tortueux, il faut trouver son chemin dans ce que l'on peut appeler du chemin de montagne (du scrambling comme ils disent ici). Difficile de décrire les lieux, tant c' est immense, à la fois enfermé par des parois de toute part, mais grand ouvert sur le ciel bleu.

Après une sorte de cirque intérieur fabuleux, nous continuons à monter sur la roche, pour atteindre un cheminement en surplomb du fond du canyon, de type mi-dalle, mi-vire. Autrement dit, c'est assez étroit, et incliné en direction du vide. Le guide prend la main de notre plus petite, la seconde progresse en solo. Mais le risque de chuter est tout de même faible pour qui a le pied sûr et l'habitude de marcher en montagne. Le chemin n'est pas évident à trouver, l'aide du guide n'est pas superflue.
Les parois se rapprochent de par et d'autre, mais le sentier oscille maintenant en bas, entre sable et roche. Quelques passages de désescalade, de franchissement de petites vasques à sec depuis longtemps maintenant. Petit à petit, nous commençons à distinguer la sortie du canyon, avec d'autres massifs en ligne de mire, du sable. Nous cheminons maintenant sur un sable crème, zigzagant entre les buissons.
La sortie est de toute beauté.

Nous n'aurons pas souffert de la chaleur dans le canyon, mais le soleil tape maintenant assez fort. Abdalah nous conduira au pied d'un immense bloc rocheux, tellement haut et déversant qu'il nous offre une ombre salvatrice, pour un premier pique nique. Nous restons là quelques temps, une heure peut-être, difficile à dire, peu importe. De quoi se poser, faire des photos, écrire des carnets de voyage.
Après un petit thé, nous reprenons la route du sable, beige au départ, et maintenant rouge. Nous quittons notre massif pour en rejoindre un autre, où nous trouvons les grandes dunes rouges. Quelques grimpettes, courses en descente, et nous continuons à pieds, tranquillement.

D'autres effectuent les « visites » des points clés en 4x4. Bien pour ceux qui sont pressés d'en voir un max en une grosse ½ journée. Au final, en 2 jours à pieds, nous en verrons peut-être autant (les distances dans cette zone ne sont pas énormes).
Abdalah s'est un peu libéré, il nous parle dans un anglais moyen, avec quelques mots français, et apprend à nos filles à compter en arabe. Après une longue traversée, nous atteignons un autre massif, le longeons pour au final arriver au camp : une grande tente de « réception » pour les repas, et des petites cahutes/tentes sur pilotis au pied d'une immense falaise lisse et verticale. Très bel endroit, joli, camp pas très grand, « que du bonheur » comme ne cesse de répéter en français Abdalah !


Nous avions pris soin d'apporter nos duvets pour profiter un max des nuits du désert, en dormant à la belle étoile. Il est toujours possible de demander de dormir en vrai bivouac aux agences, histoire de ne pas être dans un camp, se sentir vraiment isolé dans la nature. Mais le surcoût demandé n'est pas négligeable. Bref, les jordaniens nous proposent de prendre les bons matelas de la tente commune. Nous voilà donc en pleine nuit, frontale en place, en train de déplacer notre petit tas d'affaires pour aller dormir dans un coin isolé, repéré de jour, à environ 200m du camp. On s'installe, un peu excités par l'idée de passer cette première nuit dans ce superbe endroit. Il fait encore très bon, les duvets sont ouverts. Le ciel aux milliers d'étoiles s'offre à nous. Silence...
humm... pas si silencieux que ça en fait... au bout de quelques minutes, les moustiques se font entendre. Aïe, bon, on ferme les duvets. Bonne nuit sous les étoiles...


Jour 10 - Wadi Rum


La lueur est déjà bien présente quand on ouvre les yeux, mais le soleil est encore caché derrière les montagnes en face, plein est, pile devant nous. Tout est calme, il n'y a quasiment pas d'oiseau ici, ni autre animal. C'est tout simplement beau, magique. Nous resterons un temps, ainsi, dans nos duvets , à observer les lieux, à attendre que le soleil pointe au dessus des montagnes. Derrière nous, les montagnes déjà illuminées sont d'un jaune orangé soutenu.

Nous sortons de nos duvets, et allons nous asseoir un peu plus haut sur un rocher pour continuer notre contemplation matinale, avant de rapatrier nos affaires et aller petit déjeuner copieusement sous la tente commune.
Pique niques et eau dans le sac, nous partons maintenant pour une boucle à la journée. Il fait déjà un peu chaud, mais on a de l'air et c'est supportable.
Après quelques instants, nous pénétrons dans un petit canyon insoupçonné. Après la vision des grands espace que nous avons depuis 1 jour, étonnant de se retrouver entre 2 parois très rapprochées, avec ici ou là un petit arbre. Une dune de sable s'est formée en plein milieu, si bien qu'il faut la gravir pour continuer. Mais avant cela, petite halte dans le sable mou et frais. La sortie est différente, mais tout aussi belle. Vraiment une belle découverte. A la sortie, nous retrouvons une jeep et 2 jordaniens , chauffeur et cuisinier pour des touristes en vadrouille. Ils nous invitent à prendre le thé. C'est coutumier ici, quand les jordaniens se rencontrent dans le désert, ils s'invitent à boire le thé, qu'ils se connaissent ou non. Ceci étant, ils semblent tous se connaître ici.
Nous ressortons sous la chaleur, après quelques minutes, Abdalah nous amène chez ses parents qui habitent tout près d'ici, sous une tente nomade. Nous y découvrons son père, avec le costume traditionnel kaki, le poignard à la ceinture, sa mère, plutôt discrète qui reste le plus souvent dans l'arrière pièce. Ses parents ne sont plus tout jeunes. Le père est clairement plus vieux que les papys de nos filles. C'est donc avec surprise que nous découvrons qu'Abdulah a une petite soeur de 2 ans environ, ainsi qu'un autre petit frère, bébé. Abdalah va chercher un oud (instrument à cordes) et se lance en musique et chanson, avec toujours ce sourire ravageur.
Le thé avalé, nous nous éclipsons, et reprenons le chemin. Nous nous arrêterons encore à l'ombre d'une roche, pour le pique-nique, et le temps de faire quelques carnets de voyage, des pas d'escalade avec Abdalah, des équilibres, des planisphères dans le sable...
Le chemin nous amène maintenant en vue de de Burdah Arch. Pas mal de marche avant de la voir, d'assez loin à vrai dire, et du coup assez petite d'ici. Peut-être aurions nous dû prévoir l'ascension, parce que la vue y est très belle vu sa position dominante, en haut de son massif. Mais bon, on ne peut pas tout faire, alors nous continuons direction Um Fruth, une autre arche, beaucoup moins haute, à une dizaine de mètres du sable. Une jeep part, une autre arrive, nous en profitons pour vite l'escalader afin d'être seuls. Des 4x4 arrivent, d'autres repartent. Le tout est d'arriver au bon moment j'imagine, pour ne pas bouchonner sur la courte montée délicate, où le pied sûr est de rigueur. Séance photo et on redescend, alors qu'un gros groupe vient d'arriver. Seul une personne montera, et tous les autres le prendront en photo.


Entre temps, les ombres ont grandi et la température a rafraichi. Il faut encore plus d'une heure pour rentrer au camp, largement de quoi profiter des plus belles heures du jour. Nous marchons tranquillement au milieu des roches rougissantes, toujours aussi variées et impressionnantes. Ces marches en soirée sont décidément toujours aussi fantastiques. Nous trainons, histoire de savourer ces moments. Les filles sont un peu moins dans le contemplatif, mais elles sont bien. Malgré les heures de marche dans les jambes aujourd'hui, elles continuent à jouer tout en marchant, ou à réviser les chiffres en arabe. Arrivées au camp, elles sortent leur cahier de voyage et couchent en dessins et mots leur journée.
Comme hier, bon repas sous la tente où cette fois, nous serons seuls avec un autre couple de marcheurs (et ils sont les rares les marcheurs croisés dans ce désert).


Un peu de fatigue ce soir dans la famille qui préfèrera vite se coucher dans la cabane-tente du camp. Je serais seul cette nuit à transporter mon matelas et duvet sur le rocher de la nuit précédente. Les moustiques sont toujours là, obligeant à plonger la tête dans le duvet. La lune est désormais plus présente qu'en début de voyage, et les falaises alentours se détachent dans le ciel étoilé.


Jour 11 - Wadi Rum


Aujourd'hui, nous prenons un 4x4 pour aller marcher plus au sud, à la limite de la zone protégée, dans le jebel Khash.
Abdulah est déjà au volant, tout sourire, manifestement très content de prendre le 4x4.
Après 1/2h de voiture, nous avons pris un peu d'altitude, et parvenons au pied du jebel Khash. Le massif est très étendu et nous choisissons avec Abdalah par quel chemin nous allons monter. Le paysage est différent ici, moins rouge, plus blanc, plus vaste. Nous montons graduellement, au départ sur du sable, puis sur de la roche, des dalles. Il faut parfois mettre un peu les mains, ce qui amuse toujours autant les filles et rend leur chemin plus varié. Nous arrivons à un point de vue vers le sud, où les montagnes de l'Arabie saoudite s'offrent à nous, et juste avant le jebel Umm Adami, le plus haut de Jordanie.
Je souhaite continuer jusqu'au sommet, mais les filles ne sont pas très partantes pour attaquer le tas de cailloux devant nous. Je pars donc avec Abdalah qui trace le chemin. Et il trace, c'est le cas de le dire. Il est essoufflé, moi aussi, mais il continue, et régulièrement il me demande si on poursuit encore. Bien sur, et il repart. Au sommet, il m'avouera adorer monter jusque là haut, pour admirer le paysage. On peut voir à des dizaines de kilomètres au sud, côté Arabie Saoudite, malgré le temps légèrement brumeux.


Le retour est joli, et Abdalah ayant la jeep, il peut aujourd'hui nous préparer un bon repas, pour éviter le panier repas des 2 jours précédents. Nous le terminerons avec un excellent thé parfumé au thym, qu'il aura pris soin de ramasser sur le chemin du retour.
Rien n'est prévu cette après-midi. On avait décidé d'aviser au feeling. Tout le monde est d'accord pour retourner dans le petit canyon qui nous avait tant plu la veille, au matin. Abdalah va nous conduire à l'entrée nord, et nous lui avons demandé de nous y laisser là. On rentrera seuls, à 1h de marche environ.
Au retour, les filles auront la joie immense de conduire le 4x4 sur les pistes sablonneuses. Enfin, elles se contenteront de tenir fermement le volant, mais ça suffira à leur bonheur.
Le canyon est toujours aussi charmant, et nous pouvons l'apprécier à la lumière du soir cette fois. Nous y resterons 2 heures, sur la dune, avec carnets de voyage, photos, vidéos.


Nous devons y aller, c'est que nous avons convenu d'une heure de retour avec Abdalah qui n'était pas trop rassuré de nous laisser seuls. En fait, à la sortie du canyon, il était là, en train de prendre le thé avec d'autres guides. Il n'avait peut-être pas eu envie de nous laisser trop seuls, ou la peur qu'on ne retrouve pas notre chemin peut-être. Nous le laissons avec ses amis et entamons le chemin du retour comme prévu. Comme l'avant-veille, comme la veille, c'est toujours un délice de rentrer en camp à pieds à cette heure là.
Peu avant d'arriver au camp, Abdalah nous rattrape en jeep, et nous propose de nous mener voir le coucher du soleil dans l'un des spots « sunset » du désert. Ce n'était pas prévu au programme, sympa à lui, donc je prends des gants et use de tact pour refuser sa proposition. 1H de route pour se retrouver sur un spot surement très beau, mais avec plein d'autres jeeps et touristes, non. On est trop bien ici, on va rentrer doucement, et profiter du calme ambiant.
Dîner sous la tente, et dernière nuit à la belle étoile, je ne m'en lasse pas.


Jour 12 - Aqaba


Ce matin, il faut se résoudre à quitter ce lieu. On repart en jeep, et un taxi nous attend pour nous amener à Aqaba. On aurait pu prendre le bus, mais il aurait fallu se lever bien plus tôt. Bref, on aura réussit à grappiller quelques heures encore dans ce désert.
Le chauffeur de taxi souffre de migraines. Il nous demandera de l'aspirine avant de repartir, vite, assez vite même. Pas très rassurant de le voir rouler vite, tout en s'épongeant un peu le front de temps à autre.
A Aqaba, visite d'un hôtel, bof. Le chauffeur nous propose de nous mener plus loin, plus au sud, en bord de mer, au Bedouin Garden, bien connu sur les guides. Ok, et on ne regrettera pas.
Petite prise de tête avec le chauffeur de taxi, qui nous demandera en gros 25% de plus pour les 5 petits km supplémentaires. Incompréhension, petite malhonnêteté, mauvaise foi, difficile de trancher. Le boss de l'hôtel semble lui dire de laisser tomber, je coupe la poire en 2 pour le surplus. Ce sera le seul problème avec un jordanien.
On prend possession de notre chambre, agréable, déjeuner au resto de l'hôtel puis petit tour à la plage. Pour la rejoindre, il faut marcher 100m, et traverser une 4 voies très peu empruntée. C'est une plage publique, calme, assez propre même si le sable est plutôt « dur », avec des parasols en dur alignés. Des jordaniens y viennent en soirée, mais moins que sur la plage d'Aqaba ville.
Nous prendrons tous nos repas du soir à l'hôtel, qui semble le meilleur endroit parmi les 3 ou 4 hôtels alentours qui se sont montés autour du Bedouin. D'ailleurs, nombre de clients des autres hôtels venaient retrouver ambiance sympa et la bonne nourriture du Bedouin.


Jour 13 - Aqaba


Ce matin, comme la veille, snorkelling encore. Le Bedouin prête du matos, mais nous avons le nôtre. Les fonds sont jolis, quelques mignons poissons et coraux. Bon, ça n'est surement pas LE spot de snorkelling, mais ca reste sympa. En revanche, l'eau est fraiche, et on ne peut rester trop longtemps.

En comparaison, ce que nous avons vu sur Koh Tao en Thailande était plus joli, et l'eau bien plus chaude !
Pour l'après-midi nous prenons un taxi pour la ville (entre 3 et 6JD la course aller selon que le taxi est sympa sur la négo, ou qu'il soit appelé par l'hôtel). Ballade, un peu chaude dans les rues d'Aqaba. La ville n'est pas un must à visiter, mais on y trouve pas mal de restos, quelques boutiques. L'activité augmente avec le soir, et la plage publique est très animée et bon enfant. Beaucoup de familles, et des groupes de jeunes femmes qui vont faire des tours en bateau, en chantant et tapant des mains.

Une bagarre nous refroidira rapidement : quasi lynchage d'un homme sous nos yeux, qui arrivera à partir je ne sais comment, avant l'arrivée de la police et de quelques arrestations. Un peu choqués, nous repartons en taxi à l'hôtel, rappel s'il en était besoin que les esprits sont chauds dans ces régions troublées. Le chauffeur de taxi, assez hilare, nous fera une leçon d'arabe.


Jour 14 - Aqaba - Amman


Aujourd'hui, retour direct au nord, à Amman. Taxi pour Aqaba, et bus direct pour la capitale, 6h de route par la route du désert.
C'est sous la pluie que nous descendrons du bus, notre première pluie, non loin de la mosquée bleue. C'est par là qu'on avait prévu notre hôtel. On avait appelé pour réserver depuis Aqaba, il leur restait une chambre avec 2 lits assez grands, suffisant pour nous 4.
Ballade dans la ville basse animée. Ambiance sympa, et très bon repas dans . On retournera comme on est venu, par une marche de plus d'1/2 heure dans les rues d'Amman (et au retour, ça monte).


Jour 15 - Amman - Fin


Ce soir, départ pour Paris. Mais vu l'heure tardive du vol (1h45 du matin), nous avons toute la journée pour visiter la ville : la citadelle, les arènes, les rues grouillantes et animée de la ville basse.
Beaucoup de personnes trouvent qu'il y a peu d'intérêt à faire un stop à Amman. Pourtant, même si nous n'avons pas pu visiter la ville moderne, la ville basse offre une bonne ambiance, des bonnes ballades, des marchés, des restos, etc...

En fin de soirée, après un kebab-frites un peu gras mais goûtu, départ pour l'aéroport, et retour en France, des images et sons plein la tête.

 

 

Budget (2010)   Retour en début de page

Le taux de change pour ce voyage était de 1 euro = 0.90 JD rendus en moyenne.
Change sans soucis des euros dans tous les bureaux de change et banques.
Hôtels : entre 20 et 70 JD pour nous 4, pour 3 ou 4 lits)
Voiture de location : 240 JD pour 5 jours, rachat total de franchise, prise à Amman aéroport et rendue à Petra, catégorie C, automatique, clim)
Wadi Rum : voila ce que nous avons payé pour les 3 jours désert avec l'agence :
1 jour de scrambling + 1 jour de marche + 1 jour transfert 4x4 au Khash et marche = 170 JD/adulte et 85 JD/enfant, soit 510 JD pour nous 4, pour les 3 jours et 3 nuits en camp, eau et nourriture.
Cela fait 42 JD/jour+nuit en moyenne par personne, pour un circuit privé (il n'y avait que nous 4 et le guide), et à la carte.


 

 

 
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